JOHN B. ROOT, ENFANT PRODIGE DU PORNO
octobre 27, 2007
JOHN B. ROOT, ENFANT PRODIGE DU PORNO ?
Avant de troquer son nom pour celui de John B. Root - ” un gag de potache ” confiera-t-il dans une interview- Jean Guilloré , né en 1958, écrivait des livres pour enfants - Tom et les dauphins (Bayard Presse), Peur bleue en mer rouge (Rageot Cascade Aventure) - tout en étant journaliste de télévision. Si les prénoms sont restés les mêmes Guilloré devenu B. Root a opéré un virement à 90 degrés. Une complète mutation ? Pas tout à fait. Dès l’apparition de ses premiers poils, le petit John est fasciné par le sexe. A quinze ans, il s’offre les caresses des prostitués du Caire. A 16 ans, il photographie ses camarades de classes nues. A 18 ans, le voilà à Paris, arpentant les couloirs de la fac le jour, visionnant des films porno le soir. Puis c’est la débandade (ou plutôt l’inverse). John est un accro de la fesse, les peep-shows, théâtres érotiques, sex-shops de la capitale n’ont plus aucun secret pour lui. Après quatorze ans de vie commune- une trêve dans son parcours- l’obsession se réveille. Finis les traductions et écritures de romans pour la jeunesse, les reportages pour Thalassa, ou Qu’est-ce qu’elle dit Zazie ?. Il saute le pas, produit et réalise le premier CD-Rom interactif français porno, Penthouse Virtual Escort, et s’auto-proclame professionnel du genre… Un professionnel qui se veut hors du commun pour deux raisons : l’une tient à sa volonté de faire du porno de qualité, l’autre tient à l’utilisation de préservatifs dans tous ses films. Fort du succès de cette première expérience, il créé sa propre société de production et réalise une douzaine de CD- Rom dont Zara Whites’double Xperience et Cyberix qui reçoivent tous les deux l’Award européen du meilleur CDX respectivement en 1995 et 1996. Une douzaine de fictions, vidéo et télé, dont Cyberix, Sextet et Concupiscence, la plupart diffusées par Canal Plus, s’ajoutent à son panel… ” Mes films, soyons clairs, doivent être vus une main sur la télécommande, l’autre sur la bite ” dira-t-il à un journaliste. Un réalisateur hors du commun qui sait aussi se servir de sa tête. Julie Sedel



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